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Il ne m’a fallu que quelques mesures de l’opus.10 pour réaliser que ce CD était quelque chose de vraiment spécial. Une très grande technique. Le son est chaud, plein et coloré, jamais forcé, jamais heurté.
L’interprétation est aristocratique et poétique, mais suffisamment forte, pour faire passer des grands moments de musique. En général, on retrouve ce genre d’interprétation dans la grande tradition romantique chez les interprètes du passé comme Josef Lhevinne.
Peu de pianistes aujourd’hui, ont cette sorte d’intelligence et de goût. Mademoiselle Bonnecaze l’a.
Harold C. SCHONBERG † Critique musical au New York Times
Bravo ! Ce que réalise Véronique Bonnecaze dans ce remarquable enregistrement est le fait d’une grande pianiste qui maîtrise admirablement les principaux paramètres de son instrument.
Disons-le clairement : cette version des Études est l’une des meilleures que nous ayons eu l’occasion d’entendre. Plus sensuelle que Pollini, plus sensible que Duchâble, plus sûre - beaucoup plus sûre - que Lugansky, elle s’inscrit dans la lignée des références de l’œuvre, constituée par Cortot et Backaus.
La transparence du discours, l’échelle de nuances utilisée, l’intelligence de la pédalisation (jamais trop sèche, jamais trop opaque), tout cela convainc immanquablement, plus particulièrement dans l’opus 10 où les grandes qualités de la pianiste prennent toute leur dimension.
Véronique Bonnecaze donne ce sentiment d’évidence, apanage des meilleurs, dont elle fait partie sans le moindre doute.
Critique “Coup de Cœur” de Piano-Magazine
Véronique Bonnecaze impressionne par la franchise de son jeu. Aucune afféterie, aucun maniérisme ne vient s'interposer entre la musique et l'auditeur : elle ne cherche pas à attirer l'attention sur des idées intéressantes qu’elle aurait et mettrait en avant.
Non, autant que faire se peut étant donné leur difficulté, Véronique Bonnecaze prend les Études au pied de la lettre et elle fait de la musique!
Dans son jeu sévère et qui rappelle celui de Wilhelm Backhaus, elle déploie une énergie alliée à une hauteur de vue impressionnantes, s'oubliant pour faire entendre la musique et rien qu'elle.
Alain Lompech Critique musical, Le Monde, Diapason
Après un Carnaval de Schumann rondement mené, la pianiste attaque le Scherzo n° 2 de Chopin avec toute la véhémence que la célèbre pièce requiert. L’œuvre, ainsi campée, livrait son aspect le plus passionnel.
Un choix d’Etudes-Tableau de Rachmaninov permet à Véronique Bonnecaze de donner la pleine mesure de sa remarquable endurance, Véronique Bonnecaze exprime à merveille l’aspect visionnaire contenu dans ces pages. Tour à tour passionnées, violentes, exaltées, tragiques, les Etudes de Rachmaninov nous sont apparues comme autant de tableaux de l’âme humaine. En bis et pour nous quitter sereinement, Véronique Bonnecaze murmure un Clair de Lune de Debussy de toute beauté.
RESMUSICA
















